Gautier Laurent, contrebassiste au son qui mêle plénitude
et puissance, ne suit pas les lignes droites. Après quelques
années d’études musicales auprès de Bernard
Vautrin, il obtient, avec succès, en 1995 ses diplômes.
A la déception de son mentor, Gautier décidera de renoncer
au classique pour se consacrer exclusivement au Jazz. Sa préférence
va aux chemins qui bifurquent, le musicien explore d’autres territoires.
Il revisite le répertoire de Django Reinhardt autour de musiciens
tels que Marcel Loeffler, Biréli Lagrène et son Gipsy
Project, Marcel Azzola, Dorado, Samson et Tchavolo Schmitt, les classiques
de musique américaine (Antonio Sanchez, Take Toyama, Sara Lazarus,
Peter Beets, Harry Hallen, etc), mais aussi redéfini l’esthétique
de compositions originales (Damien Prud’homme 4tet, Greg Lamy
4tet, Ernie Hammes Band, etc) et fait évoluer l’expression
mélodique de son instrument.
Mais il est toujours question d’harmonie, tant celle de la musique
que celle qui peut régner entre musiciens soucieux d’inventer
une beauté conforme à leurs parcours. Grâce à
ce parcours atypique, on retrouve chez Gautier la sensibilité
nécessaire à une grande énergie musicale, sa participation
à de multiples projets, dans lesquels il laisse son empreinte,
en sont la représentation idéale. Sa route est jalonnée
de rencontres déterminantes, il côtoie des musiciens tels
que Dédé Ceccarelli, Benjamin Henocq, Dre Pallemaerst,
Franck Tortiller, Malo Vallois, Olivier Strauch, Pierre-Alain Goualch…
Il est le fondateur et leader d’un trio de Jazz (accompagné
de Jean-Yves Jung au piano et Jean-Marc Robin à la batterie)
dont la grande affinité esthétique, ainsi que la complicité
constamment affûtée, donne au groupe une dimension passionnante,
le goût du jeu et de l’aventure sonore. Les morceaux mettent
en avant un élan créateur, une expressivité chaleureuse
et vivifiante, une connivence de tous les instants.